Ce rapport présente l’étude d‘impact d‘un programme de réhabilitation urbaine dans un quartier pauvre de la ville de Djibouti. Ce projet intégré comprend la construction et l’aménagement de voies, la mise en place d‘équipements collectifs et un accompagnement social. L’impact est estimé par deux méthodes en double différence, l’une qui compare la zone du projet à une zone témoin, l’autre, les individus et les ménages à l’intérieur de la zone du projet, selon le degré de désenclavement dont ils ont bénéficié grâce au projet. Nous montrons que le projet a eu, moins d‘un an après son achèvement, un impact non négligeable sur la régularisation des titres de propriété. En revanche, aucun impact n‘est observable sur l’investissement des ménages dans leur habitat ni sur leur perception de la valeur de leur parcelle. Le projet n‘a pas eu d‘impact sur l’offre de travail, contrairement aux attentes, mais il a tout de même permis l’émergence d‘activités indépendantes. La santé des enfants n‘a pas non plus été impactée par le projet. Enfin, le Projet de développement urbain intégré de Balbala (PDUI) a engendré un effet d‘éviction à proximité des nouvelles routes, de ménages plus pauvres par des ménages sensiblement plus aisés.
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auteur(s) :
Sandrine MESPLE-SOMPS
collection :
Études de l'AFD
issn :
2492-8313
pages :
114
numéro :
11
disponible aussi en : fr