Bangladesh

Depuis 2010, le Bangladesh connait un développement économique remarquable. Mais il reste insuffisant pour éradiquer la pauvreté, notamment urbaine. L’AFD l’accompagne pour poser les bases d’une croissance durable et bénéfique au plus grand nombre.
Les femmes mettent des quantités de riz en commun pour générer de l'épargne. Bangladesh
L'AFD et le Bangladesh : relever le défi du développement urbain
Le village inondé de Shohila, Bangladesh

Développer les transports de masse

Bangladesh embouteillage Dhaka transport

Développer les transports de masse

Le Bangladesh est un pays encore majoritairement rural (72 % de la population) mais qui connait une très forte poussée démographique en milieu urbain : le nombre de citadins, estimé aujourd’hui à 43 millions de personnes, devrait doubler d’ici 2030 et dépasser les 100 millions en 2050. Avec près de 45 000 habitants par km², la capitale Dacca est aujourd’hui la mégalopole la plus dense au monde. Elle est aussi la seule à n’avoir aucun système de transport de masse. Conséquence : des embouteillages permanents qui pénalisent l’activité économique et polluent l’air.

L’AFD améliore la mobilité urbaine via le développement de moyens de transport collectifs sobres en carbone.

À Dacca par exemple, nous cofinançons la construction d’une ligne de bus rapides qui reliera le nord de la ville à l’aéroport. Une voie sera dédiée intégralement à ces bus à forte capacité. Ce projet améliorera la productivité de l’agglomération de Dacca et assurera une meilleure accessibilité aux emplois et aux équipements urbains pour l’ensemble de la population.

Grâce à des fonds délégués de l’Union européenne, nous pilotons également un programme d’assistance technique pour renforcer la coordination entre les différents acteurs et autorités en charges des transports dans la capitale. L’objectif : une meilleure gouvernance de la mobilité urbaine.

 

Améliorer l’accès de tous à une eau potable

Bangladesh femme eau

Améliorer l’accès de tous à une eau potable

Dacca compte 17 millions d’habitants. Et le nombre de personnes vivant dans la capitale augmente de 500 000 par an. L’accès à une eau potable pour tous est un défi majeur : sa production doit doubler d’ici 2030 si l’on veut satisfaire la demande. Or la ville couvre actuellement 70 % de ses besoins par des prélèvements dans les nappes phréatiques. C’est trop pour leur permettre de se renouveler. Pour y remédier, les autorités veulent exploiter les eaux de surface. Abondantes, ces sources, qui se trouvent à proximité de la capitale, sont néanmoins polluées et le processus pour les rendre potables est délicat.

Afin d’améliorer la distribution de la ressource hydrique, l’AFD cofinance deux nouvelles stations de potabilisation qui puiseront l’eau dans des rivières plus éloignées de la ville. Elles sont plus propres et le projet s’assurera qu’elles le restent.

En janvier 2015, en partenariat avec la Banque asiatique de développement, nous avons lancé un projet qui vise à augmenter la production d’eau potable de 500 millions de litres par jour. Environ 2 millions de personnes en bénéficieront.

Un second projet vient le compléter. Son objectif est de réduire les prélèvements dans les nappes phréatiques, d’améliorer la qualité du service de l’eau potable et d’augmenter sa production de 450 millions de litres par jour. Il couvrira les besoins en eau de 2,5 millions de personnes. L’AFD est chef de file de ce financement, auquel participent la KfW allemande et la Banque européenne d’investissement.

Par ailleurs, l’AFD gère une subvention de l’Union européenne pour financer le raccordement d’un grand nombre de bidonvilles au réseau de distribution de l’eau. De fait, l’alimentation en eau potable des quartiers précaires de la capitale est une des priorités du gouvernement bangladais. Ce projet améliorera les conditions de vie de 300 000 personnes.

Nous finançons également une étude de faisabilité préparatoire à la mise en œuvre d’un projet d’eau et d’assainissement dans une dizaine de villes secondaires du pays.

Doubler la production d’électricité

Bangladesh électricité rue

Doubler la production d’électricité

Au Bangladesh, les coupures de courant sont fréquentes, y compris dans la capitale. L’instabilité du réseau électrique est un véritable frein au développement économique et industriel du pays. Le gouvernement bangladais s’est fixé comme objectif de doubler ses capacités de production d’électricité de 12 à 24 GW entre 2016 et 2021. Le projet repose sur l’amélioration et l’extension des réseaux de distribution.

L’AFD finance 14 transformateurs de moyen et haut voltage (câbles et lignes électriques inclus). Ce projet a un triple gain : il assure une alimentation stable en électricité, diminue les pertes liées à la mauvaise qualité du réseau de distribution et réduit les émissions de gaz à effet de serre par kWh consommé. Près de 5 millions de personnes bénéficient de ce projet, dont 250 000 familles qui vivent dans les bidonvilles.

Promouvoir la RSE dans l’industrie textile

Bangladesh atelier textile femmes

Promouvoir la RSE dans l’industrie textile

Avec 4500 usines exportatrices, le Bangladesh est le second fabricant au monde de produits textiles, après la Chine. Le secteur représente 80 % des exportations du pays (principalement vers l’Europe et les États-unis) et emploie près de 5 millions de personnes.

L’écroulement du Rana Plaza (1138 morts en avril 2014) a mis en lumière l’absence et/ou le non-respect des normes sociales et de protection des travailleurs. Certains acheteurs se sont alors réunis au sein de groupements comme Accord et Alliance pour mener des audits d’usines et améliorer les conditions de travail des employés.

L’AFD pilote un programme de crédit européen qui permet aux usines d’investir dans la sécurité et la mise aux normes sociales et environnementales des bâtiments de production. L’UE et les deux institutions allemandes KfW et GIZ sont partenaires de cette initiative.

Nous finançons également une étude qui doit définir les actions nécessaires à la mise en œuvre des normes RSE (responsabilité sociale et environnementale) au sein de l’industrie textile.

 

Soutenir le développement d’une économie maritime et fluviale

Bangladesh barques fleuve pêche

Soutenir le développement d’une économie maritime et fluviale

Le Bangladesh est un immense delta au potentiel aquatique considérable : le pays est traversé par trois grands fleuves himalayens (le Gange, le Brahmapoutre et la Meghna) et il est quadrillé par un réseau abondant de plus de 700 rivières et affluents qui représente 24 000 km de cours d’eau. Le pays dispose également de 700 km de côtes qui ouvrent sur le golfe du Bengale et son espace maritime représente 80 % de son espace terrestre, soit près de 120 000 km² d’eaux territoriales. Ces ressources sont de grands atouts pour le pays : voies de circulation, sources d’énergie, pêche, industrie navale, tourisme, etc. Depuis la résolution de ses conflits frontaliers maritimes avec l’Inde (2014) et la Birmanie (2012), le Bangladesh, qui a pris conscience du potentiel de cet espace maritime, veut le protéger et le développer.

L’atelier de travail organisé par l’ambassade de France et la cellule « Blue Economy » du ministère de l’Énergie en mars 2017 à Dacca a montré que l’AFD dispose des moyens d’actions nécessaires à l’émergence d’une économie maritime et fluviale. Elle peut soutenir des projets d’infrastructures résilientes au changement climatique en zone côtière, mettre en place des instruments de prévision des crues et des outils de gestion des risques météorologiques, soutenir les énergies marines et fluviales, assurer une gestion durable de la pêche, etc.

367
millions d’euros engagés depuis 2013
8
projets en cours
57%
des montants engagés dans le secteur du développement urbain

Depuis 2010, le Bangladesh affiche une croissance économique annuelle de 6 %. Une performance qui s’accompagne d’importantes avancées sociales. Mais les défis demeurent considérables : des installations et des équipements encore insuffisants, une densité démographique parmi les plus élevées du monde, une urbanisation croissante et une forte exposition au risque climatique. C’est pour les relever que l’AFD intervient au Bangladesh.

L’ouverture en mai 2013 d’un bureau à Dacca, rattaché à l’agence régionale de New Delhi, a amélioré considérablement l’identification et la mise en œuvre de projets, en collaboration avec les autorités administratives et d’autres bailleurs de fonds internationaux. Notre fil conducteur : le financement de grands projets d’infrastructures. Quatre ans après l’ouverture de l’agence régionale, l’engagement de l’AFD s’élève à plus de 360 millions d’euros. Un chiffre qui atteint 460 millions lorsque l’on ajoute les activités de Proparco, la filiale de l’AFD dédiée au secteur privé.

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